
Il y a de grands ancêtres :
les vaccins, les rares produits de différenciation cellulaire en leucémies comme les dérivés de la vitamine A.
On retrouve deux de ces trois caractéristiques :
Ces produits sont basés sur des connaissances a priori du mode d’action, cibles et ligand.
Il ne sont pas dérivés de la chimie organique avec screening aléatoire, cette méthodologie qui a assuré la fantastique innovation pharmaceutique du XXème siècle.
Ils sont produits par des procédés biologiques comme des bioréacteurs et sortent des chaudrons de la recherche translationnelle.
Il y a les « grosses molécules » comme les anticorps monoclonaux, qui seront injectés en IV (intraveineuse).
Et les « petites molécules » comme les inhibiteurs de tyrosine kinase.
Mais ce champ reste très ouvert, très innovant, et on peut penser que, couplée à la nécessité de présenter aux autorités un biomarqueur compagnon, l’innovation thérapeutique amenée par les thérapies ciblées sera, au-delà de l’oncologie, le pourvoyeur de l’innovation thérapeutique de cette première moitié de siècle.